Atelier de formation des agents de contrôle du dopage – 9 – 12juin-« Le programme antidopage a un prix » – M. Rose


10-June-2009

M. Rose (au centre, photo de gauche) s’adressant aux invités, participants et facilitateurs, à la cérémonie d’ouverture

En l’absence de M. Vincent Meriton, le Ministre du Développement Communautaire, de la Jeunesse, de la Culture et des Sports, c’est M. Denis Rose, le secrétaire principal de la Jeunesse, de la Culture et des Sports, qui a officiellement lancé les travaux, hier matin, en présence de MM. Antonio Gopal, le président de l’Association seychelloise des Jeux du Commonwealth et des Jeux Olympiques ; Alain Volcère, le directeur exécutif du Conseil National des Sports ; Eric Arnephie, le directeur exécutif des Grands événements sportifs ; Jean Larue, directeur général au département des sports et responsable du Seychelles National Anti-Doping Commission, et des membres de l’Organisation Régionale Antidopage de l’Océan Indien (ORAD).

Pour M. Rose, cette réunion de l’ORAD est une occasion exceptionnelle pour aborder la pratique sportive avec une image nouvelle : celle du sport à la recherche d’un réel développement.

« Ce développement passe nécessairement par la protection du droit fondamental des sportifs de concourir dans un sport propre et par la promotion de la santé et de l’équité pour les sportifs », a-t-il dit.

Il a assuré que son ministère ne faillera pas à sa tâche et que tout le monde est conscient de l’envergure de la mission qui l’attend.

Le haut fonctionnaire a continué en disant que la lutte contre le dopage dans le sport ne s’appuie pas seulement sur le code Mondial Antidopage, mais aussi sur les efforts combinés des gouvernements et du mouvement sportif.

« Le programme antidopage ne résulte pas d’acte de bienfaisance. Il a un prix. Aux Seychelles comme ailleurs, nous l’avons compris. Ce prix ce sont les idées, les efforts et les résultats de chaque sportif à l’intérieur d’un groupe », a aussi fait ressortir M. Rose, avant de formuler son souhait que l’ORAD devienne réellement le creuset des pensées et des actions.

A signaler qu’avant cette rencontre, les Seychelles avaient déjà pris de nombreuses mesures et créé des structures allant dans le sens de la lutte antidopage. On pourrait citer à cet égard la signature en 2003 de la Déclaration de Copenhague, marquant ainsi son adhésion au Code de l’Agence Mondiale Antidopage (AMA) ; la création d’une commission nationale antidopage ; l’initiation des programmes éducatifs et informatifs pour les scolaires, en s’associant aux programmes des organisations internationales comme l’AMA, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (l’UNESCO), la Conférence des Ministres de la Jeunesse ayant le Français en partage (CONFEJES) ; la ratification de la convention de l’UNESCO pour la lutte contre le dopage.

A retenir aussi que le bureau de l’ORAD est basé aux Seychelles depuis octobre 2007. Ce sont les représentants de Maurice, Seychelles, Comores, Djibouti et Madagascar qui avaient pris cette décision à l’unanimité au terme d’un séminaire sur le concept de développement de l’Organisation Régionale Antidopage organisé aux Seychelles.

A l’ouvert de la rtencontre, M. Rodney Swigelaar, le directeur du bureau régional de l’AMA en Afrique, a remercié les autorités seychelloises pour l’appui apporté à l’organisation du présent séminaire qui prendra fin vendredi.

Selon lui, cet atelier de formation permettra aux participants de mettre sur pied les programmes antidopage dans leur pays respectif.

« C’est un travail de partenariat dans un secteur de travail qui se développe rapidement. C’est aussi un forum d’échange d’idées et de ressources », a-t-il conclu.

Les participants seychellois sont Paul Nioze, Rita Ghislain, Rania Morel, Ivan Roberts et David Amédée.
Ce sont Paul-André Dubosson et Gille Horner de l’Agence antidopage de la Suisse qui animent l’atelier.

Pendant les cinq jours de travail, les participants aborderont plusieurs sujets, tels le personnel impliqué dans le prélèvement de l’échantillon, les rôles et responsabilités des agents de contrôle du dopage, les préparatifs et le mécanisme des contrôles, la procédure de prélèvement d’échantillon (régulière, supplémentaire et partiel), le processus administratif suivant le prélèvement, le contrôle des sportifs handicapés, le contrôle des sportifs mineurs, le rapport d’un refus de se soumettre à un prélèvement, et comment mener des contrôles hors-compétition.
Ils seront soumis à un examen écrit à la fin du stage.

G. G.

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