Les Seychelles se joignent aux efforts de la Francophonie pour une meilleure gouvernance mondiale


18-October-2012

Poignée de mains entre le Ministre Adam et M. Abdou Diouf


C’est la philosophie du message livré au XIVème Sommet de la Francophonie réuni à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, par le ministre  des Affaires étrangères Jean-Paul Adam, au nom du Président James Michel qui n’avait pu faire le déplacement. 

Le sommet s’est déroulé du 12 au 14 octobre en présence de 26 Chefs d’Etat et de gouvernement autour du thème  « Francophonie : Enjeux environnementaux et économiques face à la gouvernance mondiale ». Un thème en totale cohérence avec le combat que mènent les Seychelles depuis des années pour la protection de l’environnement  et la révision de l’architecture de la gouvernance mondiale afin que tous les Etats, grands comme petits, y trouvent leur place.

La délégation seychelloise était conduite par le chef de la diplomatie seychelloise, accompagné dans ces circonstances par le nouvel ambassadeur des Seychelles à Paris, M. Bernard Shamlaye.

Le ministre Adam a profité de cette tribune pour mettre en exergue les efforts des Seychelles pour protéger son environnement terrestre ainsi que son espace marin, qui représente aujourd’hui la force écologique et économique du pays. La délégation seychelloise a aussi demandé que plus d’efforts soient faits pour mobiliser le potentiel de l’économie verte et de l’économie bleue. 

Le ministre seychellois a particulièrement insisté sur la spécificité des Etats insulaires. Dans ce contexte, il a demandé de veiller à ce que l’Afrique et les Petits Etats Insulaires en Développement (les PEID), ne soient pas marginalisés dans l’architecture du développement global, et a indiqué que la candidature seychelloise au Conseil de Sécurité en 2017, se situait dans cette perspective.

 « C’est justement dans ce contexte de lutte pour un monde plus juste, de défense de l’environnement comme un enjeu sécuritaire de notre planète, et convaincues que tous les Etats, quels que soient la grandeur de leur superficie, la dimension de leur population ou de leur niveau de développement, peuvent contribuer au développement durable de notre planète, que les Seychelles ont annoncé leur candidature comme membre non-permanent du Conseil de Sécurité pour l’année 2017 », a-t-il souligné.

En s’adressant au Sommet, dans le cadre de la présidence de la Commission de l’Océan Indien, le chef de la diplomatie seychelloise a également interpellé la communauté internationale à ne pas se permettre aucune complaisance dans la lutte contre  la piraterie. Il a saisi cette occasion pour exprimer la solidarité du Président Michel et du peuple seychellois envers les pays du Golfe de Guinée en butte contre ce fléau en ce moment. A cet égard, il a exprimé l’adhésion totale des Seychelles à la Déclaration de Kinshasa qui a renouvelé l’engagement de la Francophonie à lutter contre la piraterie maritime.

Sous ce rapport, le Sommet a proposé de connecter les expériences des différentes régions dans leur lutte contre la piraterie, et a noté que les efforts de la COI représentaient, à cet égard, un exemple intéressant de coopération régionale, notamment en ce qui concerne la concertation dans le domaine juridique et les échanges d’informations et de renseignements.

La présidence seychelloise a, par ailleurs, renouvelé sa demande de soutien de la communauté internationale pour la préparation d’élections libres et crédibles à l’ile sœur de Madagascar. Elle a aussi donné plus d’éclairage sur les efforts de la COI à renforcer le partenariat des Iles Vanilles.

Le ministre Adam a souligné le rôle que la Francophonie pourrait jouer en appuyant cette mutualisation des efforts dans le domaine du tourisme, qui se positionne déjà comme un bel exemple de partenariat régional.

Il a également remercié le Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de la Francophonie, M. Abdou Diouf, ainsi que l’ensemble du secrétariat de l’OIF, pour le suivi assidu du Pacte Linguistique signé en 2010 par le Président Michel. Il a rappelé à cette occasion quelques-unes des actions déjà menées dans ce cadre, notamment la production d’un guide du français pour la petite enfance basée sur la didactique adaptée au Créole seychellois, le démarrage de la formation sur l’ingénierie de la formation des enseignants et l’établissement des classes bilingues à l’Académie de Tourisme.

 A noter qu’au cours du Sommet, le Qatar qui a « une politique volontariste francophone dans l’apprentissage du français », selon Abdou Diouf, est devenu membre associé de l’OIF qui compte désormais 57 membres – dont 3 associés – et 20 observateurs.
Le prochain Sommet se tiendra dans deux ans, à Dakar, au Sénégal.

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