Lancement des rencontres Seychelles-Réunion du développement durable


09-March-2016

Poser les premières pierres d’une coopération économique durable

 

Un océan commun, des contraintes insulaires similaires, des territoires à continuer à développer et à préserver, une histoire qui nous relie, des évolutions différentes, mais un avenir durable à construire ensemble.

Le Club Export Réunion (CER), avec le soutien de la Région Réunion et de l’Europe, en partenariat avec la Seychelles Chamber of Commerce & Industry (SCCI), vient d’inaugurer les premières rencontres bilatérales des entreprises réunionnaises et seychelloises autour d’un thème commun, le développement durable.

En présence du Ministre des finances, du commerce et de l’économie bleue, Jean-Paul Adam, de l’Ambassadeur de France aux Seychelles, Lionel Majesté-Larrouy, de la déléguée à la coopération régionale du Conseil Régional de la Réunion, Fouzia Vitry, de François Mandroux, 1er vice-président du Club export Réunion et de Marco Francis, l’ancien président de la SCCI, les rencontres ont été lancées à l’hôtel Eden Bleu. Elles se dérouleront, autant en salle de conférences que sur le terrain, du 8 au 10 mars 2016.

80 rendez-vous B to B, 6 ateliers thématiques et des visites de sites sont prévus afin de poser « les premières pierres » d’une coopération économique qui se veut durable et pérenne. Les opportunités mutuelles de coopération Seychelles-Réunion ont été détectées lors d’une première rencontre économique organisée par la Région Réunion aux Seychelles en 2013.

« Ces rencontres économiques Seychelles-Réunion s’inscrivent ainsi dans la continuité. Nous avons une économie insulaire avec des enjeux de développement durable et un développement économique et social à assurer avec le capital « nature » de nos îles respectives. Face à la gestion des déchets, de l’eau et des énergies renouvelables, nous avons besoin d’offres adaptées à nos contextes économiques et à notre milieu tropical. Sous le signe de la motivation et de la volonté, le but est de créer un tremplin économique entre nos deux îles. Le CER cherche à développer une cohérence entre les problématiques des Seychelles et celles de la Réunion. Nos îles ont des savoir-faire et des expertises respectives, comme l’Economie Bleue seychelloise ou une expérience réunionnaise de 15 ans sur les systèmes complexes de recyclage des déchets. Notre souhait est de créer un véritable partenariat constructif, une communauté de destin et un début de relations sur des bases saines. Les fonds européens peuvent être la colonne vertébrale de cette ambitieuse volonté de coopération économique », a partagé le 1er vice-président du CER, François Mandroux.

Selon l’ancien président de la SCCI, Marco Francis, il est important de lever les barrières qui existent entre la Réunion et les Seychelles. « Au niveau aérien, nous avons une ligne directe, mais par exemple, pour l’importation de produits réunionnais, ceux-ci passent par Rungis, Paris, pour arriver, ensuite, aux Seychelles. Cela donne matière à réflexion », a-t-il indiqué.

Mme Danièle Le Normand, vice-présidente de la Région Réunion, a souligné, pour sa part, que ces rencontres sont en phase avec l’un des piliers de la coopération régionale et internationale de la Réunion, intitulé « Cap sur le monde et l’océan Indien ».

« La Région Réunion confirme sa volonté de développer sa coopération régionale avec les Seychelles au travers de l’accord cadre qui nous relie. Nous coopérons déjà sur des projets d’éducation, de tourisme, de culture et bien d’autres. Faisons de notre fragilité insulaire, une opportunité de créer un modèle de développement durable commun. Partons, ensemble, à la conquête des marchés extérieurs », a vivement insisté Mme Le Normand.

Qui dit rencontres réunionnaises, dit rencontres françaises et donc, l’appui de l’Ambassade de France aux Seychelles. « Il est essentiel pour nous d’accompagner les entreprises françaises dans le monde, quelque soit leur taille. La richesse du tissu économique français est basée sur la force et le dynamisme des TPE et PME. Notre ambition est, également, de les accompagner à l’export. Les Seychelles représentent un marché de niche et prometteur. Le mode de consommation seychellois est en profonde mutation, c’est le moment d’œuvrer pour des résultats concrets. Alors, à la délégation réunionnaise de convaincre dans la concurrence indienne et chinoise, de proposer un fret compétitif et d’apporter de l’innovation. Pour ma part, j’essaye de toutes mes forces, avec mon équipe, de galvaniser les troupes avec le Conseil Régional, le Conseil Départemental et la Réunion », a indiqué l’Ambassadeur de France aux Seychelles, Lionel Majesté-Larrouy.

Le Ministre des finances, du commerce et de l’économie bleue, Jean-Paul Adam, attire l’attention sur le fait qu’être « petit » n’est pas une excuse pour ne pas jouer son rôle par rapport à nos enfants et à notre planète.

« La nouvelle frontière économique mondiale est sûrement l’océan. A nous de la conserver et de la protéger. Avec une approche holistique, trouvons des solutions communes à nos défis communs. Créons, à partir de notre histoire commune, une vision partagée de l’avenir », a-t-il dit.

Mme Faouzia Vitry a corroboré ses propos en ajoutant : « Grâce à notre ingénierie et face aux enjeux, œuvrons afin de laisser un héritage indianocéanique à nos enfants. Soyons dans un co-développement gagnant-gagnant. Les rencontres d’aujourd’hui sont un signal fort et une preuve de cette volonté ».

A signaler que lors de la cérémonie d’hier, la SCCI et le Club Export Réunion ont signé un accord de partenariat. Ce sont M. Mandroux du Club Export Réunion et Mme Juliette Sicobo-Azaïs de la SCCI qui ont paraphé les documents.

 

 

 

 

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