Lissa Labiche et le ‘Fosbury Flop’


11-August-2012

 

La jeune Seychelloise saute en ‘Fosbury’ comme tous les autres spécialistes. Pendant presque un siècle les sauteurs ont utilisé le ciseau puis pour aller plus haut le ‘ventral’ en enroulant la barre. Dans les années soixante un jeune lycéen américain sautant 1,62m voulait absolument gagner les compétitions auxquelles il participait. C'est ainsi qu'il décida seul de tourner le dos à l'aire de réception et de se coucher au lieu de s'asseoir en envoyant les épaules en premier et en utilisant la flexibilité de son dos.

En une séance son record personnel fit un bond de 15cm (1m77). C'est ainsi qu'il décida de poursuivre l'aventure avec cette façon de sauter.

Après avoir gagné sa sélection pour les Jeux Olympiques de 1968 Dick se retrouva à Mexico face à des adversaires qui ne le connaissaient pas.

Au départ les gens se moquaient de lui et de sa façon de sauter. Quand il effaça la barre de 2m24 qui lui offrait le titre suprême, les autres sauteurs, les entraîneurs, les officiels plongèrent le nez dans le livre des règlements. Ce dernier est très clair en saut en hauteur : l'appel doit se faire sur un pied quel qu'il soit et la barre doit être franchie sans qu'elle tombe. Dick Fosbury devenait champion Olympique et son nom de famille devenait un nom commun, ce qui est unique dans le monde de l'athlétisme.

Cet homme de 1m93, âgé de 65 ans aujourd'hui, devenu ingénieur de profession, s'est un peu éloigné du sport de compétition dans la plus parfaite discrétion. Malgré tous ses conseils sont toujours aussi précieux et pour une jeune fille comme Lissa Labiche il propose des théories très simples avec comme maître mot la motivation en développant des techniques de concentration afin de contrôler les émotions. Bien sûr il faut et c'est indispensable de travailler la flexibilité du dos, des épaules et des hanches et avoir un pied d'appel solide. Après seul l'entraînement permet de progresser....
 
Francis Herbet

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