Pourquoi pas une médaille Olympique seychelloise en 2020 ou 2024 ?


16-August-2012

Le nombre de pays lauréats est en hausse constamment. Les Etats Unis (46 titres) ont repris la tête du classement face à la Chine (38). La Grande Bretagne (29) et c'est normal devance la Russie (24) et la Corée du Sud (13). Ces cinq pays totalisant la moitié des titres et comptent malgré tout, près de un milliard sept cents millions d'habitants.

Que dire de ce nombre d'habitants identiques venant de l'Inde, du Pakistan, et de l'Indonésie qui n'ont pu sabrer le champagne faute de médaille d'or ?  L'examen du tableau des médailles montre une mondialisation des succès pour les autres pays de la planète et c'est réconfortant. Les petits pays que l'on découvre surtout lors des Olympiades commencent à émerger.

Depuis la chute du mur de Berlin, l'éclatement des pays du bloc Soviétique, de la partition de la Yougoslavie et de la réunification allemande, le sport est devenu universel.

Les traditions ont chuté, le Brésil n'est plus uniquement une terre de football, Cuba ne domine plus aussi facilement la boxe amateur.

Le champion du monde junior de javelot à Barcelone a récidivé à Londres arrachant le titre aux scandinaves spécialistes de cette discipline depuis très longtemps. Ce champion, qui l'eut cru, vient de Trinité et Tobago et dans la finale figurait également un Kenyan.

Cet élargissement des nations titrées pose également des questions importantes. Les états pour gagner ferment parfois les yeux sur le dopage ou sur l'accueil de citoyens étrangers qui n'auraient peut-être pas obtenu la naturalisation s'ils n'avaient pas le statut champion. C'est ainsi que 22 pays ont présenté des joueurs d'origine chinoise en tennis de table et badminton et une trentaine qui avaient incorporé dans leurs équipes des sportifs venant d'Afrique. La colère du Premier Ministre du Kenya Raila Odinga à l'issue du marathon peut s'expliquer lorsqu'il est parti avant la cérémonie de remise des médailles. Même si l'Afrique de l'Est a obtenu les trois médailles, l'Afrique des grands Lacs n'est pas celle de la Vallée du Rift. « Nous accueillons et nous formons et en récompense nous offrons des médailles à d'autres pays qui ne sont pas toujours reconnaissants ! »

Pour les Seychelles l'exemple vient  peut-être des Caraïbes et pas seulement de la Jamaïque ou Cuba mais de ces petites îles telles Grenade qui obtiennent des médailles en menant une politique saine de détection, d'aide au développement et d'encouragement aux quelques sportifs de haut niveau du pays. Les Seychellois possèdent dès leur jeune âge des qualités physiques exceptionnelles qui ne demandent qu'à épanouir. A Mahé, Praslin, La Digue la taille des femmes et des hommes est supérieure à la moyenne mondiale et s'approche certainement de la taille des Hollandais les plus grands du monde. A l'inverse des athlètes de la Jamaïque, de Trinidad ou des Bahamas qui possèdent l'explosivité sur courte distance, le Seychellois nécessite une mise en route plus longue et semble mieux adapté au sprint long tel le 400m qu'aux courtes distances.

Les jeunes nationaux possèdent également une détente et une puissance naturelle qui peut les mener très loin. Il en est de même sur le plan technique car les enfants apprennent très vite.
Comme le ministère des sports travaille en pleine harmonie avec les fédérations et le comité Olympique, nous sommes persuadés que l'étincelle surgira bientôt, peut-être pas en 2016 ou 2020 mais certainement en 2024.
 
 
Francis Herbet

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