La médecine du sport au service de la santé publique


08-September-2012

Ces compétitions étaient réservées aux hommes qui devaient concourir complètement nus. La présence des femmes était interdite même dans les gradins.

Très vite, les vainqueurs des épreuves, qui recevaient une couronne de lauriers, devenaient des êtres adulés par les habitants des différentes villes de Grèce.

 Ces « stars » faisant des émules, recherchaient de l'aide pour les encadrer afin de progresser et de gagner à nouveau quatre ans après.

 C'est ainsi que les premières méthodes d'entraînement et de médecine du sport ont fait leur apparition dans le monde du sport.

Après la chute et la décadence de la Grèce et des Jeux Olympiques il fallu attendre la fin des années 1800 avec la création de nombreuses disciplines sportives et la rénovation des Jeux Olympiques modernes pour que la médecine du sport réapparaisse.

De façon indirecte, Pierre de Coubertin le rénovateur des Jeux, quoique journaliste de profession, est devenu le père de cette médecine consacrée aux sportifs.

En se mettant au service de l'athlète, l'équipe scientifique a non seulement favorisé l'amélioration de l'entraînement mais a également développé l'idée de la prévention de la sante et de la réadaptation.

 Le sport de nos jours n'est plus uniquement une question de compétition mais un véritable argument de santé qui semble avoir le pouvoir de limiter l'absorption de médicaments et de favoriser le bien-être.

Progrès technologiques

Depuis les Jeux d'Athènes en 1896, les progrès de la technologie telles les pistes d'athlétisme qui sont passées de l'herbe à la cendre et maintenant au synthétique ont fait gagner des dixièmes, des secondes et des centimètres.

 L'équipement devient plus souple, plus léger, pratique et sont comme la mode en perpétuelle évolution. Le geste technique n'a plus rien à voir avec celui des années 1960 ou 1980.

 C'est pour cela que le sportif doit être bien encadré afin d'être performant et tirer un maximum de ses possibilités organiques, musculaires et articulaires.

 L'entraîneur, le chef de cette petite équipe d'encadrement, doit régulièrement faire appel à des personnalités qualifiées afin de mettre l'athlète dans les meilleures conditions.

Le médecin et le kinésithérapeute seront présents lors des contrôles  cardio-respiratoires, des entraînements techniques et physiques.

 Leur présence est également nécessaire lors de l'échauffement et pendant et après la compétition.

Les entraîneurs et directeurs techniques des fédérations seychelloises ont pu au cours de ce stage effectuer des exercices d'échauffement, d'étirement et pratiquer les premiers soins  d'urgence.

 Avec ce travail que chacun va mettre en pratique, les blessures de l'entraînement et de la compétition devraient dans un premier temps diminuer de 50%.
 
D'autres sujets ont été abordés au cours d’un stage médico-technique de haute tenue, notamment la concentration, la préparation mentale, la lutte contre le dopage qui devient de plus en plus énergique et qui permet d'éviter la tricherie et surtout la dégradation de la sante.

Le diabète, ce fléau des temps modernes, a été abordé. De nos jours avec une hygiène de vie très stricte les diabétiques peuvent pratiquer le sport dans de bonnes conditions.

Les organisateurs ont été séduits par le succès de cette manifestation et par le grand désir des entraîneurs seychellois d'apprendre et de se perfectionner afin de mettre leurs nouvelles connaissances au service des athlètes qu'ils ont en charge.

Le stage s’est déroulé jeudi après-midi au bureau du Comité Olympique National et des Jeux du Commonwealth des Seychelles, à Roche Caïman.

M. Antonio Gopal, le président du Comité Olympique National et des Jeux du Commonwealth des Seychelles, M. Ronald Wong, directeur technique national du volley-ball, M. François Javet, docteur en médecine du sport, M. Francis Herbet, kinésithérapeute du sport ainsi que 38 cadres de 13 sports différents ont participé à ce stage.

Francis Herbet

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