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Archive -Environment

Comment surveiller et évaluer le changement climatique dans l’Ouest de l’océan Indien ? |17 November 2015

Les pays membres de la Western Indian Ocean (WIO) se sont réunis à Mahé, aux Seychelles,  pendant une semaine pour partager, comprendre, apprendre, évaluer et mettre en place des outils pour mesurer le changement climatique de leurs territoires.

L’atelier a démarré, lundi dernier, dans la salle de formation de la Seychelles Fishing Authority, par une session théorique sur des indicateurs de résilience et la qualité de l’eau. Ce thème rentre dans le cadre de la stratégie pour la surveillance et l’évaluation des changements climatiques. Pour cela, des partenaires comme Wiomsa, Noaa of US, Snpa, Usaid, National Marine Sancturies, Reef Resilience, Nora Cora Reef, NMSF, SFA et The Nature Conservancy, ont travaillé, ensemble à son élaboration, pendant une semaine.

La Seychelles National Parks Authority (SNPA) a accueilli 25 participants, de la partie ouest de l’océan Indien (WIO), de Madagascar, du Mozambique, de l’Afrique du Sud, de la Tanzanie, du Kenya et des Comores. Le personnel de la SNPA a également pris part à cette semaine de formation.

L’objectif principal de ce regroupement est de renforcer les capacités des gestionnaires de parcs nationaux dans la partie ouest de l’océan Indien, dans le cadre du projet initié par la WIOMSA depuis 2012. Le programme de formation a ciblé les risques, liés aux changements climatiques, impactant le management des parcs (MPA). Un autre objectif est, également, de faire travailler ensemble toutes les parties prenantes du WIO, pour mettre en œuvre un partenariat efficient et adapté face aux priorités qu’impliquent les changements climatiques.

Selon Tim Andrews de la WIOMSA, il est important que le programme soit adapté aux besoins des pays présents. « C’est un moment pour travailler ensemble, avec nos contraintes respectives, notre partage d’expérience et nos meilleures pratiques de la zone océan Indien. Depuis trois ans, nous sommes dans ce programme, cela a permis de construire notre partenariat et surtout d’instaurer la confiance au sein de ce groupe », a-t-il ajouté.

Pour le directeur exécutif de la SNPA, Flavien Joubert, « c’est un temps fort pour améliorer nos performances et une véritable opportunité d’aller de l’avant ensemble. Une longue semaine de travaux, de recherches de fonds, de comparaison de modèles existants, nous attend, alors au travail ».

Le secrétaire générale du département des changements climatiques, Wills Agricole, a quant à lui, insisté sur le fait que cet atelier va permettre de cartographier clairement les besoins des gestionnaires des parcs face aux changements climatiques. Que les informations stratégiques recensées aideront à mieux protéger l’environnement local. « C’est une fierté pour les Seychelles d’être le lieu d’un tel évènement, cela amène une meilleure connaissance des territoires et des enjeux. Cet échange offre des perspectives pour développer des techniques, un marché et de l’innovation face au challenge de la COP 21. Enfin, cela permet de maintenir une voix forte au plus haut niveau », a-t-il souligné.

Les participants ont pu travailler sur des études de cas, des méthodes pratiques, de Madagascar et des Seychelles, sur les causes et les moyens d’évaluation de l’érosion côtière, sous la houlette de l’experte Mary Sue, The Nature Conservancy. Enfin, le dernier jour a été consacré à la réflexion autour d’une plateforme d’assistance technique pour toute la région ouest de l’océan Indien (WIO), pour les outils et les échanges autour des changements climatiques. Les connaissances partagées, sur toute cette zone, commenceront à remplir les premières bases de données de la plateforme.

 

 

 

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